• Lilas en ...brassées

     Lilas en ...brassées


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    1
    CERVIN 10
    Lundi 11 Mai à 14:08

    un air de jeune fille qui laisse songeur

     

    2
    Lundi 11 Mai à 16:28

    Un bout de texte inventé devant cette photo mais j'admets que je suis parti un peu loin.
    Merci en tout cas de me donner toutes ces idées, jolie femme.
    Comme dirait Max.

     

    Pouh, Pouh, Pidouh !

     

    ‒ Mais ? Je ne saurais pas et puis c’est très inconvenant.

    ‒ Évidemment que si, toutes les femmes savent le faire, c’est dans leurs gènes.

    Ok, OK, Max  n’aurait pas du dire ça, mais elle commence à le courir grave cette poupée avec ses airs de Sainte Nitouche à la noix.

    Comme d’hab !

    Elles arrivent dans son bar, paumées, à la rue, ne sachant pas comment survivre le lendemain et lui, bonne pomme, il leur offre le couvert, le gite, un métier d’avenir qui peut les mener loin et que demande-t-il en retour ?

    Rien, nada, pas ça !

    Et tu crois qu’elles le remercieraient, qu’elles lui sauraient gré de ce qu’il fait pour elles.

    Macache !

    A la moindre occasion elles se tirent avec le premier imbécile venu qui a un tant soit peu de flouze, un rien de boniment pour faire bonne mesure.

    Et vas-y, emballez, c’est parti.

    Et qui reste en plan du jour au lendemain ?

    Max.

    Avec son bar à faire tourner, sa scène à occuper, ses clients à régaler.

    Crois-tu qu’elles préviendraient au moins, les greluches, avant de se faire la malle ?

    Tu parles ! Autant demander à un troupeau de caribous de pondre des œufs.

    Et encore, ils réussiraient peut-être, eux.

    Bon, on ne va pas y rester dix ans non plus.

    ‒ Écoute, Suzie m’a laissé tomber sans prévenir, j’ai besoin d’une nana bien gaulée pour faire la soudure un jour ou deux, une semaine au plus, en attendant de trouver une remplaçante. Je sais que ce n’est pas ton job, je sais que c’est… comment dis-tu… inconvenant, mais tu vas bien me faire ça… pour me dépanner.

    Elle sourit. Niaisement peut-être mais elle sourit, et quand une femme sourit, l’affaire est déjà à moitié gagnée.

    ‒ Si tu veux, je te donnerai une prime, une prime… intéressante.

    Ne jamais donner un chiffre, règle numéro un du bon patron de cabaret.

    Elle sourit plus large, et puis ce petit air vicieux qui en dit long.

    ‒ Je veux bien essayer mais juste pour un jour ou deux. Comment je fais ?

    ‒ C’est simple, tu as vu comment Suzie s’y prend, tu fais à peu près pareil et ce sera bien. Ce qui compte, ce n’est pas tellement la forme, ce qui compte, c’est que la fille finisse à poil… mais pas trop vite hein ?

    ‒ Bon ! J’ai justement acheté une petite chose qui devrait aller, je vais vous montrer.

    Elle disparait en coulisse.

    Bon, ça a l’air de vouloir pas trop mal se passer encore cette fois. Max, pour se remonter quand même, remettre en place sa tension que toutes ses gisquettes finiront par faire exploser, se sert un whisky maousse avec deux glaçons.

    Elle revient.

    Elle porte une petite chose violette, transparente, ma fois pas mal du tout, qui met en valeur ses seins et ses fesses.

    Cela risque de faire baver dans les chaumières.

    Max se tourne vers le pianiste.

    ‒ Dis-donc, tu nous jouerais un petit truc sympa, George ?

    ‒ Ça tombe bien, j’ai justement composé un morceau pour l’été, un air plein de soleil.

    Il commence.

    Elle se trémousse.

    Bon ça peut le faire, il y a en tout cas de l’effort. Il doit même avouer que lorsqu’elle enlève le petit machin violet, il en a la gorge sèche, et que lorsqu’en chantant…

    ‒ Pouh ! Pouh ! Pidouh !

    Elle fait glisser le dernier petit morceau de tissu, il lui faut reprendre un second verre.

    Elle enfile une robe de chambre, vient vers lui.

    ‒ Ça ira patron ?

    ‒ Oui, ça pourra aller, mais ton nom, ça ne peut pas coller comme un nom de scène, Norma machin, ça ne se retient pas.

    ‒ Mais puisque vous m’avez dit que ce n’était que pour deux ou trois jours.

    ‒ Oui, mais il faut faire les choses bien ou ne pas les faire. Attends…

    Il réfléchit. Les idées, en général, c’est son truc.

    ‒ Je sais, Marilyn, on va t’appeler Marilyn Monroe, voilà qui claque !

    Contente, elle repart vers les coulisses en ramassant le petit bidule violet. Bon, avec ses rondeurs et sa voix de crécelle, elle ne fera pas carrière dans le showbiz c’est certain, mais il pourra chercher tranquillement une remplaçante.

    ‒ Alors Max, t’en pense quoi de mon morceau ?

    Le pianiste.

    ‒ Bof ! Pas terrible ! C’est mal fichu et puis ce thème lancinant qui revient tout le temps, c’est lourdingue.

    Il s’en va, les épaules basses. Ah non, Max ne veut pas faire de la peine à son pianiste.

    ‒ Allez ne te décourage pas, c’est un début, tu feras mieux une prochaine fois, et, tiens, si tu veux, tu pourras le jouer pendant le numéro de la petite, comme ça, ça te fera connaître. Je vais même le mettre dans le programme. Il s’appelle comment ton morceau George ?

    ‒ Summertime.

    Ouais, quand on n’a pas d’idées, on n’a pas d’idées, tout le monde ne peut s’appeler Max !

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