• Paresse dominicale !

     Paresse dominicale !


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    Mercredi 30 Janvier à 18:26

    Et que faisons-nous ce soir ?

    Il relève le nez de son roman, reste saisi. Alcina, songeuse, regarde le jour qui se couche par la fenêtre, l’ombre des arbres découpée sur le ciel clair, une ode d’orange, un soupçon de rouge, un frisson de rose pour quelques virgules d’oiseaux filant vers la nuit.

    Alcina, songeuse, est belle comme le soir qui vient. Allongée sur le lit, les jambes pliées, les genoux gainés de bas noirs, la sombre nuée des jarretières sur la cuisse ronde, la douceur d’une transparence en découpage de dentelle filant jusqu’à la blancheur des seins. Le cou fin, gracile, la bouche d’un carmin léger, longs cils frémissants. Les cheveux souples se dessinent sur l’albâtre des draps froissés.

    Elle reste sans bouger, se laissant regarder.

    Un silence flotte, lui la contemplant, elle admirant les derniers éblouissements du soleil d’hiver.

    Il pose le livre sur le guéridon près du fauteuil, laisse vibrer l’instant magique, croise les jambes lentement.

    On pourrait sortir ?

    Elle sourit… imperceptiblement.

    On pourrait rester plutôt.

    Sans tourner la tête, presque sans bouger, elle saisit un foulard de soie, l’arrange en bandeau sur ses yeux.

    Mieux encore, on pourrait jouer.

    Il attend encore, se lève, s’approche.

    Sa main se pose en murmure, puis enlace la douceur des jambes, elle frémit.

    Il suit la voilance du bas, s’attarde sur le dessin de la jarretière, remonte doucement, en jouant de la dentelle, jusqu’à effleurer d’un doigt le modelé de la gorge.

    Elle frémit une seconde fois.

    Alors il approche sa bouche de son oreille, lui murmure dans un souffle.

    A quel jeu veux-tu jouer ?

    Je ne sais pas. Invente-moi un nouveau jeu.

    Elle ne peut le voir et pourtant elle le sait, il sourit lui aussi.

    Et puis…

    Ce qu’ils firent ensuite…

    Ce qu’ils inventèrent…

    N’est pas dit dans la chanson.  

    2
    Vendredi 1er Février à 15:21

    Il est des jeux , sans cartes , sans dés , sans ...mais avec des yeux , des mains , un souffle

    des murmures sur le nylon , un parfum dans le cou .

    Des miettes de macarons sur la porcelaine , une trace de rouge à lèvres sur la coupe de champagne !

     

    Mille mercis à vous François , pour cette strophe de chanson si troublante ♥

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