Une série de monstruosité. Delicatesse, envoûtement, sensualité, et tant de mots qui m'échappent. Je suis sous votre charme, Alcina. Merci de me faire vaguer dans l'ivresse de votre beauté.
Oh ! comme j'aime Alexandre , un rêveur comme dans les tableaux : Caspar David Friedrich <br />
qui se laisse porter par le vent , sans doute sur une longue esplanade estivale , aucune idée <br />
de sa destination , une plume soudain vint le taquiner et le conte commence avec une danse<br />
légère ,pétillante , envoûtante , apparition voilée , emplumée ... extase , envol & disparition <br />
de l'oiseau ... magique ...<br />
Il lui reste cette douce plume , qui caresse son ♥<br />
Une belle nouvelle qui me transporte de bonheur ...
Une plume sur un nuage<br />
Alexandre marchait, songeur, dans une rue qu'il ne connaissait pas.Des arbres, des trottoirs de falun doux sous les pieds, des maisons en arabesques de briques rouges, hautes fenêtres, volets de bois clairs ouverts sur des rideaux gais.Légers.Les rideaux d'un premier soleil de printemps.Alexandre rêvait.Comme toujours.Alexandre marchait et voilà qu'une plume, volage, sensuelle, vint se poser juste là, juste devant lui.Sur le dossier d'un banc.Dans la pénombre d'un platane.Il s'arrêta pour la regarder.Une plume tendre comme le vent, fragile comme la brise qui caressait son visage.Il s'approcha, regarda mieux.Plus près.Elle avait des jambes cette plume, de belles jambes longues, graphiques.Des jambes de satin.Elles s'allongeaient, s’alanguissaient, d'un corps d’albâtre, sculptural, d'une taille fine, de seins ronds, souples, voilés de noir.Un cou de cygne, un menton dessiné...Une chevelure de jais.Alexandre se frotta les yeux.Devenue femme, la plume le regardait de grandes pupilles sombres, le visage et le corps masqués d'un simple foulard de tulle.Belle inconnue !Il s'approcha encore, se pencha...Tendit la main.Une malice de zéphyr passa,enlaça la femme, embrassa la plume, la jeta au ciel d'un soupir, l'emporta d'une caresse.Déjà elle n'était plus qu'un reflet qui disparaissait dans un rayon de soleil.Une parcelle d'ombre sous l'ombre d'un nuage.Alexandre resta un instant le nez levé, sans bouger, un peu déçu, amant délaissé pour un souffle de vent pervers.Puis il sourit.Il y aurait d'autres plumes, d'autres femmes, d'autres souffles.D'autres jambes.D'autres caresses.Il mit les mains en poches, lança un dernier regard au ciel clair, fit une grimace au nuage coquin.Et repartit d'un pas de promeneur, attentif, observateur.Rêveur.Alexandre marchait, songeur, dans une rue qu'il ne connaissait pas.